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M23: Kazarama Vianey’s short biography

Kazarama Vianey

Kazarama Vianey

Kazarama Vianey was born in Tongo city located in the Rutchuru Zone in Eastern Congo on 18th August, 1970. He attended primary school in Tongo and Went on High School in Bishusha.
He started his military carrier in 1992 after democracy was introduced in Congo (the former Zaire of Mubutu Sese Seko).

The reason which pushed him in this service is because all tribes formed political parties according to their tribes, and some of them formed military tribe groups. Some tribes in the Kivu province formed the Bangirima Militias, which planned to chase all Kinyarwanda speaking tribes out of Congo. It was at this point that Kazarama Vianey formed an auto defence force called Abacombatants in order to protect the Rwandophone community in Bwito. He fought with Bangirima for about 2 years and succeeded to defeat them in Togo at which point he was proclaimed the chief of the city from 1993 to 1996.

In 1997, he created another Resistance Group to fight AFDL (a rebellion of Laurent Desire Kabila) which formed to remove Mobutu from power. In 1998 he created another resistance force against RCD-Goma (Rally for Congolese Democracy–Goma). In 2000 he went into negotiations with RCD-Goma where he convinced them to cease fighting and leave the region. When some of his men integrated with the RCD-Goma army, Kazarama decided to step down from his rank and then moved to the town of Goma where he started an association called ACOPA which was created to support the local people.

In 2006 he became a candidate for parliament membership of Congo, but failed to win the election. In the same year he joined Laurent Nkunda (the chief leader of CNDP Rebellion group) in Masisi and there he became a battalion commander in the Bwito region. While he was there he convinced many young people from the Hutu tribe to join the Nkunda’s cause which he believed to be honest and fair.

In 2009 Kabila negotiated with the CNDP of Nkunda, and Kazarama joined the Congolese Army with a rank of Lieutenant Colonel, where he was promoted to Vice President of the Soldier Payment Commission and Speaker of the FARDC (Congo Army) in the Kivu province.

In 2010 he was moved to south Kivu to help stop violence against women, and was amongst those who organised the meeting of International Women in Bukavu.

In 2011 Kazarama was not happy with Kabila’s leadership and he accused him of corruption on a high level, bad treatment of Congo soldiers, and even witnessed how Kabila cheated in the elections in Kivu and all over Congo. For that he refused to respond on the invitation from Kabila to attend his investiture ceremony in Kinhasa, and this caused him to be chased by the Congo army in January 2012. On 6th May 2012 he, Makenga Sultani, and several other army officers separated from the Congo army and started a Rebellion in the Virunga Mountains called M23 where he now works as the Speaker. Their aim is to change the social life of Congolese, promote democracy, and put an end to corruption and tribalism.

RDC : A quelques heures de la tenue du XIVè Sommet de la Francophonie la tension augmente à Kinshasa !

John Tshibangu

John Tshibangu

Craignant pour sa sécurité « Joseph Kabila » se terre au couvent de Kimwenza ! Comme il fallait s’y attendre, le Sommet de la Francophonie, si cher à Hyppolite Kanambe alias «Joseph Kabila», se tiendra dans un climat extrêmement lourd. De plus en plus rattrapé par son imposture et ne pouvant lui-même se sentir en sécurité nulle part dans la capitale du pays qu’il est sensé présider,« Joseph Kabila » est en train de transformer la capitale congolaise en forteresse assiégée. Des militaires de la Garde Républicaine quadrillent, patrouillent, contrôlent partout. Et , pour assurer la sécurité des « invités » de Kanambe, le kadogo venu du pays des mille collines, il a tout simplement été décidé que plusieurs avenues seraient fermées au public. «Joseph Kabila» a totalement perdu le sommeil depuis qu’il a appris, non seulement l’entrée en résistance du Général John Tshibangu, mais surtout son ralliement au président national de l’APARECO, Honore Ngbanda. Hyppolite Kanambe vient de confier à deux de ses proches collabos, en l’occurrence M. Evariste Boshab et le général Tshibumbu, la mission de corrompre par tous les moyens le Général John Tshibangu, et ses hommes en vue de les convaincre à déposer les armes sans aucune poursuite judiciaire. Une forte somme d’argent leur a donc été proposée pour les persuader à rejoindre la mangeoire nationale plutôt que de continuer à combattre pour défendre la terre de leurs ancêtres.

A quelques heures du « Sommet de la dernière chance » entendez par là le Sommet de la francophonie sur lequel « Joseph Kabila » fonde tous ses espoirs pour retrouver un peu de crédibilité au sein de la communauté internationale, l’imposteur national est plus que jamais aux abois. En effet, en plus de tous les problèmes inhérents à l’organisation d’un tel événement, surtout pour un régime désormais réputé pour sa médiocrité, «Joseph Kabila» a totalement perdu le sommeil depuis qu’il a appris, non seulement l’entrée en résistance du Général John Tshibangu, mais surtout son ralliement au président national de l’APARECO. La mise à contribution du vaste et puissant réseau de renseignement de l’APARECO au profit du Général John Tshibangu suivie des révélations et anticipations sur toutes les stratégies et les planifications des offensives par des mercenaires recrutés en Tanzanie, en Erythrée et au Burundi ont fini par convaincre le fils de Kanambe de tenter de recourir à d’autres stratagèmes.

Les premiers affrontements qui viennent de se dérouler à Kabeya-Kamwanga et les environs, démontrant la bravoure et la détermination du Général Tshibangu et de ses troupes ont suscité un vaste mouvement de ralliement au sein des FARDC. Tout cela a fini par saper le moral de l’imposteur rwandais qui a décidé de passer à la vitesse supérieure par peur de voir l’espoir de la tenue de son fameux Sommet de la francophonie sombrer dans le néant.

Ce mardi 9 octobre au soir, nos sources au sein même de l’entourage de Kanambe viennent d’alerter la rédaction de L’ŒIL du Patriote en lui révélant qu’Hyppolite Kanambe vient de confier à deux de ses proches collabos, en l’occurrence M. Evariste Boshab et le général Tshibumbu résidant sur Avenue Bobozo dans la commune de Limete, la mission de corrompre par tous les moyens le Général John Tshibangu, et ses hommes en vue de les convaincre à déposer les armes sans aucune poursuite judiciaire. Une forte somme d’argent leur a donc été proposée pour les persuader à rejoindre la mangeoire nationale plutôt que de continuer à combattre pour défendre la terre de leurs ancêtres. Comme on peut le constater les deux émissaires de Kanambe n’ont pas été choisi au hasard, « Kabila » espère en effet qu’étant eux aussi ressortissants du Kasaï comme le Général Tshibangu, ils sauront jouer sur la corde sensible de la fibre tribale pour mieux le convaincre. Eh oui Kanambe reste fidèle à sa devise: «gouverner c’est corrompre… ».

L’œil du Patriote exhorte donc tous les patriotes autour du général Tshibangu à tenir ferme derrière l’idéal patriotique de libération de notre pays, la RDC. Les intimidations et les pratiques de la corruption ne doivent plus jamais avoir raison du patriotisme du peuple congolais!
Craignant pour sa sécurité « Joseph Kabila » se terre au couvent de Kimwenza !

Comme il fallait s’y attendre, le Sommet de la Francophonie, si cher à Hyppolite Kanambe alias «Joseph Kabila», se tiendra dans un climat extrêmement lourd. En effet, les kinois condamnés au rôle de misérables figurants et obligés de subir une comédie de mauvais gout visant à faire croire au monde que tout va pour le mieux en République dite «démocratique» du Congo, ne cessent d’être les victimes des différentes brimades et contraintes imposées par le gouvernement d’occupation.

En effet, de plus en plus rattrapé par son imposture et ne pouvant lui-même se sentir en sécurité nulle part dans la capitale du pays qu’il est sensé présider,« Joseph Kabila » est en train de transformer la capitale congolaise en forteresse assiégée. Des militaires de la Garde Républicaine quadrillent, patrouillent, contrôlent partout. Et , pour assurer la sécurité des « invités » de Kanambe, le kadogo venu du pays des mille collines, il a tout simplement été décidé que plusieurs avenues seraient fermées au public. Il s’agit des artères telles que : le tronçon menant à Kinsuka par l’hôpital de la Rive, l’avenue de l’Ecole Commune de Ngaliema , l’avenue Nguma, l’avenue de l’OUA Commune de Kintambo, l’avenue du 24 novembre, le Boulevard du 30 juin dans la Commune de la Gombe, le Boulevard triomphal, et tout autour du stade des Martyrs , dans la commune de Lingwala et Kasa-Vubu, pour ne citer que ceux-là.

Et ce n’est pas tout, il y a quelques jours, persuadé qu’une opération de sabotage durant le Sommet de la francophonie était en gestation contre le barrage d’Inga, Kanambé a mobilisé l’armée pour mettre ce site sous haute surveillance et plusieurs responsables de la SNEL soupçonnés de « complicité » sont dans le collimateur des services de sécurité qui envisagent déjà de les mettre aux arrêts.

«Joseph Kabila» qui fait de moins en moins confiance aux militaires et policiers congolais continue à dépenser des fortunes pour s’assurer les services de différentes troupes étrangères en vue de «sécuriser» la ville de Kinshasa. L’ŒIL DU PATRIOTE a été informé en effet de l’arrivée le lundi 8 octobre en fin d’après-midi et en début de soirée aux aéroports de Ndolo et de N’jili, de 4 avions en provenance du Zimbabwe après avoir transité par la Tanzanie. Ces appareils étaient bondés de militaires et de leur matériel. D’autres militaires ougandais étaient attendus pour ce mardi 9 octobre !

Le sentiment de frustration, de morosité et de colère qui gagne chaque jour le cœur de la population congolaise contre ce Sommet indécent de la Francophonie s’étend désormais sur l’étendue du pays, particulièrement dans la partie Est de la République. Un fait macabre récent illustre ce phénomène : envoyé en mission à Kindu, le propre intendant du «rais» a été retrouvé dans sa chambre d’hôtel, mort empoisonné depuis trois jours. Son corps retrouvé en état de putréfaction avancée a dû être enterré sur place et n’a pu être rapatrié à Kinshasa où son deuil se tient actuellement au camp Tshatshi.

Il faut croire que le fils de Kanambe ne sait vraiment plus à quel Saint se vouer car sa crainte est telle qu’il en est au point d’aller régulièrement se terrer dans le couvent des religieuses situé à Kimwenza pour y passer ses nuits à l’abri (croit-il) des flèches des patriotes congolais! De plus, comme pour se rappeler son Rwanda natal, plusieurs de ses fidèles et lui-même investissent régulièrement un restaurant bar au nom évocateur de … « La Colline », situé à la Cité verte à Binza où ils tiennent leurs messes noires contre le peuple congolais!

Enfin, la dernière déclaration de François Hollande, lors de sa conférence de presse tenue ce mardi 9 octobre à Paris aux côtés du Secrétaire Général des Nations-Unies de passage en France, vient de résonner comme une claque dans les oreilles de « Joseph Kabila » et ses collabos. Parlant de la RDC, le chef de l’Etat français a en effet confirmé sans ambiguïtés ce que les ONG, l’opposition congolaise, l’Eglise catholique et tous les patriotes congolais ne cessent de dénoncer depuis des mois : « La situation dans ce pays est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition ».

La réponse du gouvernement autiste et médiocre de Kinshasa ne s’est, bien sur , pas fait attendre. Comme à son habitude, il a choisi de se lancer dans une joute verbale par la voie de son perroquet Lambert Mende. Ce dernier a affirmé que le président français était « mal informé » et que sa déclaration « ne correspondait pas à la réalité du pays ». Cet échange n’arrange évidemment rien au climat déjà tendu de ce Sommet de la Francophonie. Désormais nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’ambiance qui va régner à Kinshasa : « réalpolitique » ou chronique d’un cauchemar annoncé ? Tel est pris qui croyait prendre ! A suivre…

Paris, le 10 Octobre 2012

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE
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l’UDPS aurait maintenu des journées « occupation des rues » pour rencontrer François Hollande

Etienne Tshisekedi, président de l'UDPS.

Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS.

Prévue pour le mardi 9 octobre, la « journée ville morte » annoncée fin septembre par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été annulée. Mais le parti de l’opposant Etienne Tshisekedi a maintenu le programme « d’occupation des rues, avenues et boulevards » ainsi que celui d’accompagnement de son président à la rencontre avec François Hollande samedi 13 octobre, comme le souligne un communiqué de ce parti signé par son secrétaire intérimaire, Bruno Mavungu Puati. Par ailleurs, l’UDPS dénonce une tentative de l’assassinat de son président par des militaires, le lundi dernier.

Selon ce document, l’organisation de la « journée ville morte » reportée sera fixée à une «date proche». L’UDPS justifie ce report par «la demande des forces vives de la nation pour recadrer les actions par elle initiées».

Dans l’agenda de François Hollande à Kinshasa, il a prévu de rencontrer l’opposition congolaise, notamment le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi lors de son séjour samedi 13 octobre au siège de l’Ambassade de France en RDC. Les militants de ce parti sont mobilisés pour cette rencontre. Des badges et autres drapelets sont vendus dans la ville pour un tête-à-tête entre les deux personnalités.

Mais des sources policières affirment que ces manifestations n’auront plus lieu, expliquant que l’UDPS y aurait renoncé.

Un haut cadre de ce parti a été vu lundi 8 octobre dans les après-midi au bureau du commissaire général de la Police, Charles Bisengimana. Il serait parti lui assurer que son parti ne manifestera plus pendant le sommet de la Francophonie, renseignent des témoins.

Par ailleurs, l’UDPS dénonce une tentative d’assassinat d’Etienne Tshisekedi par trois éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), lundi 8 octobre.

Ces derniers, bien armés, auraient franchi toutes les barrières avant d’arriver à la résidence de Tshisekedi. Ils auraient été appréhendés par les militants de l’UDPS puis livrés à l’auditorat militaire, ont affirmé des sources de ce parti.

Nombreux Congolais regrettent le temps colonial ou/et l’époque de Mobutu.

Les Congolais souffrent. L’Etat, principal garant du bien-être de la population a démissionné devant ses responsabilités, laissant régner à travers le pays une pauvreté indéfinissable
La classe politique est fondamentalement aveugle et elle ne veut rien savoir. Elle est de plus en plus médiocre qu’autrefois et manque totalement de vision à long terme. Elle n’a pas le courage politique d’avouer qu’elle a fait perdre un temps royal au pays. Aujourd’hui, le peuple vit dans la nostalgie d’un passé magnifié car le lendemain est chaque fois pire : Nombreux Congolais regrettent le temps colonial ou/et l’époque de Mobutu. Lire la suite http://www.soleildugraben.com/politique/312-pouvoir,-quand-tu-nous-tiens.html

Transport au Congo

Transport au Congo

Congo RDC: le m23 menacent de reprendre les villes où l’armée est revenue

UN COMMANDO FARDC

UN COMMANDO FARDC

Les mutins du M23, dont des bases avaient été visées la veille par des tirs d’hélicoptères de l’armée congolaise et de l’ONU dans l’est de la République démocratique du Congo, ont menacé vendredi de reprendre des villes qu’ils avaient quittées.

Les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) ont qualifié d’"inacceptable" le retour des Forces armées congolaises (FARDC) notamment à Rutshuru, la plus importante de la demi-douzaine de localités prises dimanche par les rebelles tutsi dans la province du Nord-Kivu.

Ils demandent aux FARDC de quitter "sans délai" ces villes "faute de quoi elles seront rendues responsables de toutes les conséquences relatives à leur présence dans ces entités".

"Si leurs forces sont là-bas, nous allons reprendre ces villes", a affirmé à l’AFP le porte-parole du M23, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama.

Le 6 juillet, les mutins ont pris Bunagana, important poste-frontière avec l’Ouganda, après des combats avec les FARDC.

Deux jours après ils ont pris Rutshuru (70 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu), la cité voisine de Kiwanja et des localités plus au sud, jusqu’à 50 km de Goma, sans résistance.

Le M23 s’est officiellement retiré lundi de ces villes mais contrôle toujours Bunagana, à 25 km au sud-est de Rutshuru, tout près de ses bases dans les collines du parc national des Virunga, adossé au Rwanda et à l’Ouganda.

L’armée congolaise a affirmé en milieu de semaine avoir repris position à Rutshuru, Kiwanja et dans les autres localités prises dimanche.

Les mutins ont dit s’être retirés, mais un journaliste de l’AFP en a vu une demi-douzaine vendredi à Rumangabo (50 km au nord de Goma), armés et vêtus en treillis FARDC.

Jeudi, des hélicoptères de la Mission de l’ONU (Monusco) et des FARDC ont tiré sur Nkokwe et Bukima, deux positions rebelles à l’est de Rumangabo.

"Nos bases sont à Mbuzi, Tshanzu et Runyoni (ndlr, sur des collines). Ce sont les populations qui ont été prises pour cible. Deux civils ont été tués", a affirmé Vianney Kazarama.

Selon le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky, les hélicoptères ont tiré car "les combattants du M23 avaient été vus se dirigeant vers le sud en direction de Goma et la Monusco avait aussi reçu des informations sur des violations des droits de l’homme par le M23 dans cette zone".

Jeudi à Rumangabo, des témoins ont déclaré à l’AFP qu’une femme avait été tuée par des éclats à Bukima.

Depuis mercredi, des blindés de l’ONU et des FARDC sont positionnés à 25 km au nord de Goma, pour prévenir toute attaque de cette ville de 500.000 habitants. Les mutins ont répété jusque-là que leur objectif n’était pas de prendre Goma.

AFP

M23 – Kabila se lance dans une guerre qui aura un impact désastreux sur sa présidence

Kabila

Kabila Abandi Kolela

Augustin Katumba Mwanke* fut sans l’ombre d’un doute le plus brillant stratège politique de la République démocratie du Congo (RDC) du début de ce siècle. Il hérita d’un pays démembré et dévasté, peuplé de groupes armés défiant l’autorité du gouvernement central de Kinshasa et parvint à ouvrir la voie du développement pacifique et d’une harmonisation régionale.

Katumba Mwanke réalisa le tour de force de se rapprocher de la Chine tout en préservant les relations avec les bail…leurs occidentaux, en dépit d’un nombre croissant de détracteurs. Mais c’est surtout par sa vision claire de la politique nationale et régionale qu’il s’imposa en médiateur actif entre les mouvements de l’est du Congo et Kigali.

Les négociations politiques, avec pour but une relation constructive avec le Rwanda, étaient conduits sous sa direction avec un grand sens diplomatique. En 2009, le processus d’intégration de la plupart des groupes armés a donné au Congo l’opportunité de s’engager dans le développement pacifique de la nation. Ce processus a ouvert la voie aux élections de 2011 et permis d’amorcer une saine collaboration régionale. Cette seconde élection fut en effet l’un des plus beaux hommages qui lui soit rendu, le doigté avec lequel il a piloté les choses après un vote très critiqué est tout à son honneur. Les deux élections présidentielle et législatives, furent entièrement soutenues par les pays frères comme le Rwanda, l’Angola, l’Afrique du Sud, et la population de l’est de la RDC, contrairement aux bailleurs européens qui envisageaient ces élections avec pessimisme.

Le crash de février dans lequel Katumba Mwanke perdit la vie, marqua hélas le début d’une nouvelle ère de crise pour la RDC.

Une guerre de succession a éclaté autour du fauteuil vide de Katumba. Est-ce ainsi qu’il faut lire le nouveau conflit dans l’est du Congo ? Les prétendants à la succession de Katumba Mwanke ont-ils cherché à montrer au président Kabila qu’ils étaient prêts pour le poste ?

Katumba Mwanke n’aurait probablement pas débuté une nouvelle guerre en sachant qu’il ne la gagnerait pas, un conflit qui plongerait à nouveau le pays dans le cauchemar plutôt que le développement. Ce second mandat du président Kabila devait apporter solutions et progrès, ouvrant la voie à l’essor imminent de la société congolaise.

L’entourage de Kabila a tiré la mauvaise carte en optant pour un conflit qui, dans tous les cas de figures, aura un impact désastreux sur sa présidence.

L’entourage de Kabila a tiré la mauvaise carte en optant pour un conflit qui, dans tous les cas de figures, aura un impact désastreux sur sa présidence. Le rôle des donneurs de leçons occidentaux qui ont soutenu la RDC pour la réorganisation et l’entraînement de l’armée congolaise ne doit pas être minimisé, tant ils semblent aujourd’hui partie prenante de ce désastre qui s’abat sur la RDC.

Il aura fallu 10 ans au leadership congolais pour construire une atmosphère de haine et de peur pour les populations de l’est. Une atmosphère au sein de laquelle certains ressortissants congolais furent traités comme des citoyens de seconde zone, et vilipendés comme agents rwandais, suspectés comme d’habitude d’être à l’origine des problèmes de la RDC. Une atmosphère construite par un discours de haine encouragé par le leadership de Kinshasa.

Cette escalade pris fin quand en 2009, le Rwanda et la RDC décidèrent de faire un pas décisif vers une relation pacifiée et constructive. Pour montrer à quel point le Rwanda était prêt à contribuer à cet effort, Kigali pris à bras le corps la question du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, une rébellion qui sévissait alors dans l’Est du Congo), ce qui permit à Kabila d’intégrer ses opposants. Kinshasa, de son côté, autorisa la lutte contre les FDLR comme si le mal causé par les génocidaires n’affectait que le Rwanda.

À nouveau il semble que Kinshasa ait manqué de jugement quant aux causes profondes des problèmes dans l’Est. Kabila et son entourage n’ont probablement jamais accepté le fait qu’ils avaient été poussés, défaite après défaite, à accepter l’échec militaire, tout comme ils n’ont jamais compris que la misère des populations du Kivu, otages des forces génocidaires, était un désastre national.

Dans les années qui ont suivi les accords, Kinshasa s’est concentré sur la réorganisation de son armée sans les éléments intégrés. Le leadership congolais n’a jamais mit fin à l’atmosphère de haine construite contre les rwandophones et assimilés. La rendant pire encore en développant une aversion tribale contre les Tutsis congolais.

Trois ans plus tard, nous revoici à la case départ. Kinshasa veut donner une bonne leçon aux Rwandais et prouver à tous que le Congo est de retour, comme au bon vieux temps de Mobutu.

On assiste au même scénario que dans la séquence précédente, à savoir la défaite de la glorieuse armée congolaise, suréquipée, avec des effectifs 10 fois supérieurs en nombre à ceux des rebelles. Qui faut il blâmer ? Avec le soutien habituel des « experts » de l’ONU et leurs rapports qui « fuitent », suivez mon regard : le Rwanda.

Les mutins congolais n’ont pas besoin du Rwanda pour défaire les forces armées congolaises, accuser le Rwanda n’est qu’un prétexte et tout le monde le sait.

Les mutins congolais n’ont pas besoin du Rwanda pour défaire les forces armées congolaises, accuser le Rwanda n’est qu’un prétexte et tout le monde le sait. Les mutins du M23 servent une cause légitime, en dépit de ce que prétendent l’envoyé spécial des États-Unis en RDC et quelques autres. Et tant que les causes profondes ne seront pas prises en compte et traitées par le leadership congolais, ils ne feront que précipiter l’effondrement de Kabila.

Toute solution militaire est suicidaire, une solution politique à la crise est la seule alternative qui vaille. Si Kabila ne comprend pas que la sécurité de toutes les communautés, y compris celle des rwandophones, doit être garantie en priorité et que les FDLR doivent être vus comme un menace pour les populations du Congo oriental, alors, à long terme, Kinshasa perdra les Kivus et probablement davantage. Le président Kabila combat contre son ombre, se tire une balle dans le pied, et crée les conditions de sa propre chute. Et rien ni personne ne pourra recoller les morceaux.

*Augustin Katumba Mwanke, décédé le 12 février dernier dans un crash aérien à Bukavu dans le Nord Est du Congo, était l’un des plus proches conseiller du Président de la RDC Joseph Kabila.

Pillage A Kiwanja et Rutshuru Par Les FARDC – Info sur M23 Congo RDC de Makenga Sultani

Les FRDC
Le M23 affirme contrôler, sans combattre, le chef lieu du territoire de Rutshuru et sa capitale économique Kiwaanja depuis ce dimanche 08.07.2012, à 140 kilomètres au Nord de Goma, les FARDC ayant déserté la cité depuis 8h00 du matin….C’est aux environs de 8h00 ce matin que les militaires du M23 ont pris sans résistance aucune le contrôle des localités de Ntamugenga et de Rubare au Nord de Goma chef lieu de la province du Nord-Kivu. Apres avoir décroché dans ces deux localités les militaires FARDC ont pris la direction de Rutshuru.Les militaires FARDC de Rutshuru eux n’ont pas attendu que le M23 arrive et se sont mis à piller et quitter la cité qu’ils ont abandonnée entre les mains des mai-mai, la population s’étant refugiée dans les installations de la MONUSCO à Kiwanja.Le chef de cité de Kiwanja affirme qu’ils ont sensibilisé les mai-mai à suivre les FARDC dans leur fuite pour ne pas créer des affrontements inutiles dans la cité de Kiwanja et de Rutshuru. C’est en libérateurs que la première colonne des militaires M23 est entrée dans la cité de Rutshuru à 11h00 désertée par tous les militaires FARDC.KIWANJA est une cité stratégique qui se trouve à la croisée de trois routes importantes d’approvisionnement de la ville de Goma. Outre que les routes Ishasha-Goma, Bunagana-Goma et Butembo-Goma approvisionnement la ville de Goma en produits divers en provenance de Butembo et de l’Ouganda, la prise de Rutshuru coupe les militaires FARDC fuyards en appui logistique, ce qui rend encore compliqué leur situation et toute tentative de se réorganiser pour conquérir les localités perdues, à moins de choisir le chemin de l’exile à l’exemple du Général MAYALA et sa suite. De toute manière on s’y habitue déjà, le Congo c’est le pays du tout est possible !Depuis le début des hostilités entre le M23 et les FARDC, ces dernières n’ont jamais résisté à une seule contre attaque des militaires M23 ni récupéré un seul iota aux positions conquises mais elles se sont démarquées dans les pillages, les viols, les extorsions et les crimes ciblés. "Mal entraînés, peu disciplinés, fréquemment non rétribués et manquant de l’essentiel, les soldats du gouvernement commettent de nombreux crimes au cours de pillages", avait déclaré il y a quelque temps Human Rights Watch (HRW) dont le silence actuel sur le mal que les FARDC fait subir à la population, pousse plus d’un à se poser des questions sur le travail de cette organisation américaine. Exécutions sommaires, arrestations arbitraires, violences sexuelles et pillages… la liste est longue, la journée d’aujourd’hui a été un cauchemar pour les populations de Rutshuru et Kiwanja qui ont assisté impuissantes aux exactions conjuguées des FARDC et des pensionnaires de la maison carcérale de Nyongera dont les portes avaient été ouverte par le Colonel Yav Philemenon, laissant ces criminels libres pour continuer à perpétrer d’autres abus sur la population qui s’est refugiée justement à la MONUSCO.

Héritières des tristement célèbres FAZ (Forces armées zaïroises) du maréchal président Mobutu Sese Seko, craintes comme la peste par les Congolais pour leurs exactions contre les civils, les FARDC ne nécessitent pas une reforme mais un remplacement total pas des nouvelles forces dont le noyau devrait être celles du M23.

Ont-elles démérité après avoir mis en échec toute l’armée de la République ?

par Pascal le Grand